Le plan de cet article
- Pourquoi toutes les graisses ne se valent pas
- Les seuils de référence, et comment mesurer
- Pourquoi ce chiffre peut être utile même quand le poids stagne
- Ce qu'il faut en faire, concrètement
- Ce qui fait réellement bouger ce chiffre
Pourquoi toutes les graisses ne se valent pas
Deux femmes avec le même poids peuvent avoir des répartitions de graisse très différentes. La graisse sous-cutanée, sur les hanches ou les cuisses, est généralement moins problématique sur le plan métabolique. La graisse viscérale, elle, entoure les organes internes et reste métaboliquement active : elle influence la sécrétion d'hormones et de substances inflammatoires qui jouent un rôle dans le risque de diabète de type 2, d'hypertension et de maladies cardiovasculaires.
C'est pour cette raison que le tour de taille est aujourd'hui considéré, en complément de l'IMC, comme un indicateur pertinent : il donne une idée de cette répartition, que le poids seul ne montre pas.
Les seuils de référence, et comment mesurer
| Risque accru | Risque élevé | |
|---|---|---|
| Femmes | > 80 cm | > 88 cm |
| Hommes | > 94 cm | > 102 cm |
La mesure se prend debout, à mi-distance entre la dernière côte palpable et le haut de l'os de la hanche (généralement au niveau du nombril), après une expiration normale, sans comprimer la peau.
Pourquoi ce chiffre peut être utile même quand le poids stagne
Le tour de taille peut évoluer favorablement même quand le poids affiché reste identique, par exemple en cas de recomposition corporelle (perte de graisse viscérale associée à un gain de masse musculaire). C'est une des raisons pour lesquelles il constitue un complément utile à la balance, en particulier lors d'un plateau apparent de poids. Voir notre article sur les plateaux de poids pour aller plus loin sur ce sujet.
Ce qu'il faut en faire, concrètement
Ce chiffre n'est pas là pour être un motif de honte supplémentaire. C'est un outil de repérage parmi d'autres, comme l'IMC. S'il est au-dessus des seuils de référence, en parler à un médecin permet d'évaluer, si nécessaire, d'autres facteurs de risque associés, sans dramatiser sur la seule base de ce chiffre.
Ce qui fait réellement bouger ce chiffre
La graisse viscérale répond généralement bien à l'activité physique régulière, parfois même avant une perte de poids visible sur la balance. Le sommeil et la gestion du stress chronique jouent aussi un rôle documenté, indépendamment de l'alimentation seule, ce qui explique pourquoi une approche qui ne touche qu'à l'assiette laisse parfois ce chiffre inchangé.
- Diabète de type 2 et obésité, un mécanisme lié à cette même graisse viscérale.
- Cholestérol et poids, un autre marqueur métabolique lié à cette même graisse.
- Apnée du sommeil et obésité, un autre trouble souvent associé à l'obésité abdominale.
- Le Bilan Renaissance : 30 minutes offertes pour aller au-delà d'un chiffre isolé.