Le plan de cet article

  1. Les catégories officielles de l'IMC
  2. Pourquoi "obésité morbide" n'est plus le terme recommandé
  3. Les limites connues de l'IMC comme outil
  4. Ce qu'un chiffre ne dit jamais
  5. Ce que chaque grade implique concrètement pour le suivi
Définition : IMC. l'indice de masse corporelle se calcule en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (en mètres). C'est un outil de repérage à l'échelle d'une population, utilisé par l'Organisation Mondiale de la Santé pour définir des catégories, pas un diagnostic individuel complet.

Les catégories officielles de l'IMC

Catégories adultes selon l'OMS
IMC Catégorie
Moins de 18,5Insuffisance pondérale
18,5 à 24,9Corpulence dite normale
25 à 29,9Surpoids
30 à 34,9Obésité de classe I
35 à 39,9Obésité de classe II (sévère)
40 et plusObésité de classe III (sévère)

Le surpoids et l'obésité ne sont donc pas des synonymes : ce sont deux catégories distinctes sur une même échelle, l'obésité commençant à partir d'un IMC de 30.

Pourquoi "obésité morbide" n'est plus le terme recommandé

"Obésité morbide" était l'ancienne appellation de ce qu'on appelle aujourd'hui l'obésité de classe III, ou obésité sévère. Ce terme est aujourd'hui déconseillé par les professionnels de santé, car jugé stigmatisant. Le mot "morbide" évoque directement la maladie et la mort, ce qui ajoute une charge émotionnelle inutile à un simple repère chiffré.

Utiliser "obésité sévère" ou "obésité de classe III" permet de décrire la même réalité médicale sans ce poids symbolique supplémentaire.

Les limites connues de l'IMC comme outil

L'IMC a été conçu à l'origine pour des études statistiques à l'échelle de populations entières, pas pour évaluer une situation individuelle précise. Certaines critiques régulièrement formulées par les professionnels de santé eux-mêmes : il ne distingue pas masse grasse et masse musculaire, il a été historiquement construit à partir de données majoritairement issues d'une population non représentative de toute la diversité humaine, et il ne s'adapte pas toujours bien à certaines morphologies particulières.

Ces limites ne rendent pas l'IMC inutile, mais elles expliquent pourquoi il doit toujours être un point de départ pour la discussion avec un professionnel, jamais une conclusion en lui-même.

Ce qu'un chiffre ne dit jamais

L'IMC ne tient compte ni de la répartition des graisses (abdominale ou non), ni de la masse musculaire, ni de l'âge, ni du contexte médical global. Deux femmes avec le même IMC peuvent avoir des situations de santé très différentes. C'est pour cette raison qu'il doit toujours être interprété par un professionnel de santé, jamais lu seul comme un verdict.

C'est exactement dans cet esprit qu'a été pensé le Score Coach Obésité : un indicateur qui regarde au-delà du seul chiffre, pour prendre en compte l'impact réel sur le quotidien.

Ce que chaque grade implique concrètement pour le suivi

En pratique, le grade d'obésité influence surtout le type de suivi médical recommandé, pas la valeur de la personne ni la difficulté de son parcours. Une obésité de classe I oriente généralement vers un suivi de première ligne (médecin traitant, éventuellement diététicien), tandis qu'une obésité de classe II ou III peut justifier l'implication d'une équipe pluridisciplinaire, incluant parfois une évaluation pour la chirurgie bariatrique si les critères sont réunis. Voir notre article sur à qui s'adresse la chirurgie bariatrique.